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Un peu d'histoire...
Originaire de Lastic dans le Cantal, cíest en
1707 que Jean-Antoine de Lastic, chevalier
seigneur et prieur de Bredon, achetait la Seigneurie
de Parentignat aux héritiers de Maximilien de Sommyèvre
au profit de son neveu François II de Lastic, marquis
de Sieujac, pour la somme de 45 000 livres.
La demeure de Sommyèvre, englobée
aujourd'hui dans l'aile gauche du château, se composait alors d'un
corps de bâtiment carré flanqué de quatre tours dont
seules les deux tours nord subsistent. Le village s'étendait à
l'emplacement actuel de la cour d'honneur. François II entreprend
une importante campagne d'achat des maisons environnantes (plus de 170
contrats de ventes sont recensés dans les archives de Parentignat),
afin de dégager le château et commencer sa construction.
Il dépense en réparations et en achats plus de 100 000 livres.
Le château est ensuite plus ou moins laissé
à l'abandon et ce n'est qu'en 1775 que François IV, son petit
fils, lieutenant général des Armées du Roi, entreprend
une importante campagne de travaux et donne à Parentignat l'allure
que nous lui connaissons aujourd'hui. Le corps de bâtiment central
a probablement été terminé à cette époque,
tout comme l'ensemble des toitures mansardées. Un jardin à
la française est créé
(qui sera remplacé au dix-neuvième
siècle par l'actuel parc à l'anglaise). On retrouve
par ailleurs les traces d'un mobilier somptueux dans un inventaire daté
de 1791, dont subsistent encore quelques pièces. Le château
est à nouveau abandonné pendant la révolution. La
marquise de Lastic, née Louise Hyacinthe de Montesquiou Fézensac
en 1802, belle soeur d'Anne de Montesquiou ("Maman Quiou") et nourrice
du Roi de Rome,
engage cependant une restauration sommaire.
Sa fille Octavie, unique héritière
de Parentignat, épouse en 1807 un lointain cousin, Pierre Annet
Joseph de Lastic Vigouroux. Elle sert l'impératrice Joséphine
et son époux est chambellan de l'Impératrice et Inspecteur
Général des Haras. En 1822, un incendie dû à
la négligence d'un palefrenier des Haras
Nationaux, locataires de líaile nord du château
à partir de 1816, détruit tout
l'étage mansardé ainsi qu'une grande partie du mobilier
d'origine qui avait été relégué
au grenier pour être remplacé par des meubles de l'époque.
Une nouvelle période de laisser-aller s'étend
jusqu'en 1870. C'est alors que Jean de Lastic entreprend à
son tour la restauration du monument. Les dômes, aujourdíhui restaurés
en tuiles, sont créés et les toitures recouvertes d'ardoises.
La mansarde de l'aile Sud est entièrement reconstruite à
l'identique. Jean de Lastic ne s'arrête pas à la restauration
de l'extérieur et du parc qui avait souffert de plusieurs décennies
d'abandon, il crée des salons au rez-de-chaussée, une bibliothèque
et aménage également plusieurs pièces au premier étage.
Parentignat traverse la première partie
du vingtième siècle sans subir
de transformations majeures. Annet-François
de Lastic, fils aîné de Jean et sa femme
née Claude de Saint Genys y effectuent
de nombreux travaux de conservation.
A la mort de Annet-François VIII en 1970,
leur neveu et fils adoptif Georges de Lastic Saint-Jal entreprend de nombreux
travaux qui comprennent l'orangerie, les toitures et
le parc. Il meurt en 1988 et ces travaux
considérables, menés aujourd'hui par son épouse, née
Françoise Goüin, et son fils Anne-François se poursuivent
afin de permettre
l'ouverture au public d'un plus grand nombre
de pièces, et d'améliorer encore
la présentation des collections d'úuvres
d'art de Parentignat.
En cours de construction....
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